« Sa peinture, faite de fusions ou de juxtapositions de matières avec la couleur à l’huile, n’a rien d’aléatoire. Tout y est pensé, mûri, positionné…Par contre, les empreintes sont la traduction directe de ses émotions. Parfois les mots qui suscitent ces émotions, apparaissent au spectateur dans une espèce de calligraphie instinctive… »

Ph.VDP


« Voici des fruits, des feuilles et des branches, et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous ». Mascha Eeman a peut-être ressenti à Herbeuval l’atmosphère verlainienne pour faire d’une branche sa signature. Nous sommes hommes de peu, à la merci des insectes. Phasmes ou fantasme ? Racines ou prolongements de nos pensées mêlées en circonvolutions ? Peu importe, après tout. Les branches de Mascha Eeman sont la signature et d’une origine et d’une destinée. Elles font corps avec la toile, viscéralement, et sans recul, ou flottent comme nos rêves entre deux eaux. Là, compressées, elles s’étalent en synapses et en noyaux et portent en fond de toile notre part d’ombre, nos angoisses. L’aurore aux doigts de rose se lève, là, avant de sombrer dans le chaos de la violence de « nos Sarajevo ».

Gilles SIMON, poète


« …Cette étude de la matière et de ses interactions apparaît aussi dans le magnifique travail de Mascha Eeman qu’il faut savoir décrypter. Son mariage des matières et des dimensions réclame une capacité d’abstraction, il faut s’affranchir de ses réflexes et laisser l’esprit se fondre dans les tableaux, comprendre que les sculptures de bois sont là pour amplifier les mouvements, concentrer l’attention, organiser l’espace, décrire le cadre du propos, rythmer le temps. »

Benoît PIEDBOEUF

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